Module AIS
L’AIS (Automatic Identification System), ou transpondeur AIS, permet aux stations à terre, comme les CROSS, d’identifier les navires à distance. Il transmet en continu la position du navire et sa route.
Le cadre réglementaire
La directive européenne du 27 juin 2002, qui crée un système communautaire de suivi du trafic des navires et d’information, a été transposée en droit français. Elle impose l’AIS à tous les navires qui font escale dans un port de l’Union européenne :
- depuis le 1er juillet 2002, pour les navires à passagers neufs de plus de 300 tonneaux ;
- avant le 1er janvier 2005, pour les pétroliers ;
- avant le 1er juillet 2007, pour tous les autres navires, neufs ou existants.
Les stations AIS à terre devaient être toutes installées en 2006.
Comment fonctionne l’AIS
L’AIS repose sur une technique de communication de données développée dans les années 1980, le SOTDMA (Self-Organized Time Division Multiple Access). Elle permet à de nombreux émetteurs de partager un même canal radio à bande étroite en synchronisant leurs émissions sur une heure de référence précise :
- chaque minute est divisée en 2 250 créneaux (slots) de 26,67 ms ; à 9,6 kbit/s, un créneau porte 256 bits, assez pour un rapport AIS ;
- l’heure exacte du GPS synchronise les créneaux de chaque navire, et le GPS fournit bien sûr sa position ;
- au premier contact, un navire occupe un créneau libre et en réserve un autre pour son prochain envoi, selon son état. Un navire à 23 nœuds, qui envoie sa position toutes les deux secondes, réserve ainsi un créneau tous les 75 (2 250 / 30) ;
- la portée est celle de la VHF, à l’horizon. Chaque navire est au centre de sa propre cellule de communication, dont la taille s’adapte à la densité du trafic : quand les créneaux libres manquent, le système écarte d’abord les cibles les plus lointaines.
Pour en savoir plus : l’AIS sur Wikipédia (en anglais) et la page AIS de l’US Coast Guard (en anglais).
L’AIS dans Olex
Sans attendre les obligations légales, Olex a été l’un des tout premiers systèmes de cartographie à proposer, dès la version 2.16 (décembre 1999), un module optionnel pour les transpondeurs AIS.
Les listes de matériels ci-dessous ont été établies à l’époque de l’ancien site ; pour le matériel actuel, contactez-nous.
Classe A (navires soumis à SOLAS, marine marchande) : ces transpondeurs transmettent les caractéristiques du navire, sa position, son tirant d’eau, sa cargaison et sa destination. Modèles cités : Furuno FA150, Saab R4, Northrop Grumman (Sperry Marine) R4, Comar CSA200, Kongsberg AIS200, ACR Electronics GlobalWatch et Nauticast2, JRC JHS-182, MX Marine / Simrad / Navico MX531 et MX535, CNS Systems VDL6000.
Classe B (navires non soumis à SOLAS : pêche, plaisance de plus de 15 m) : ShineMicro RadarPlus AIS-BX et SM162B, SmartRadio SR262, Comar CSB200, SevenStar Electronics SeaTraceR, TrueHeading AIS CTRX, Samyungenc SI-60B, Alltek Marine Camino-101, SmarterTrack AIT250, Transas Class B, Sjeng Jay Automation Tech SJ-8912RT, AWAIS-100, kit de démonstration CML Microcircuits DE70321, AWAIS pour les AtoN, Raymarine AIS500.
La classe B est une version moins coûteuse de la classe A, de portée plus limitée, qui émet moins souvent (par exemple toutes les 30 secondes sous 14 nœuds, contre toutes les 10 secondes en classe A). Elle ne transmet pas :
- le numéro OMI du navire ni son indicatif d’appel ;
- l’heure d’arrivée prévue ni la destination ;
- l’état de navigation ;
- le texte des messages de sécurité ;
- de messages binaires ;
- le rayon de giration ;
- le tirant d’eau maximal.
Olex est aussi compatible :
- avec les récepteurs AIS, pour le suivi des navires : Furuno FA30, Weatherdock EasyAIS, SeaCAS SafePassage, SmartRadio SR161 et SR162, ShineMicro SM162B, Comar SLR200, Nasa/Sitex, Raymarine AIS250, SevenStar Electronics SeaViewerR, TrueHeading AISRXYacht, Icom RX-AIESGPS et MXA-5000, Samyungenc SI-60RX, Alltek Marine Cypho-101, Kata, AWAIS-200 ;
- avec les VHF combinées VHF/ASN/AIS : Furuno RO4800, Navicom RT-650 DSC, Icom IC-M603 et IC-M505, Garmin VHF-300.
Ce que fait le module
Olex affiche automatiquement sur la carte vectorielle les navires identifiés par l’AIS. Ils peuvent apparaître en même temps que les cibles radar ARPA, avec un symbole différent pour éviter toute confusion. L’utilisateur suit en temps réel les mouvements des navires autour de lui et peut choisir sa route à l’avance pour éviter les collisions.
- Navires AIS identifiés par une étiquette à côté de leur symbole sur la carte.
- Tableau des navires AIS identifiés.
- Comme pour les cibles ARPA : enregistrement de la trace des navires, affichage de leur vecteur de direction et de leurs changements de route à tribord ou à bâbord.
- Envoi de courts messages texte à tout navire voisin équipé d’un transpondeur AIS.
Les CROSS peuvent aussi signaler un obstacle ou un danger en plaçant une balise virtuelle (AtoN, Aid to Navigation), émise par leur station AIS (message AIS 21) : aucune bouée n’existe sur place. Dès qu’un danger est signalé, les autorités préviennent ainsi tous les navigateurs équipés d’un récepteur AIS, en attendant d’installer une signalisation réelle.
Envoi d’un message AIS vers un navire
Gestion graphique de l’anti-collision
Le plus d’Olex : une bathymétrie en stéréo
Depuis la version 6.4 (septembre 2006), le module AIS génère des cartes bathymétriques avec les données GPS et sondeur d’un bateau voisin, lui aussi équipé d’Olex, qui partage ses informations par l’AIS.
Cette fonction, très appréciée des chalutiers qui pêchent en bœufs, montre les traces des deux navires et la bathymétrie qui se construit au fil de leur route. Elle évite aussi le long calcul de l’échange des bases de données bathymétriques entre les deux bateaux.
Bathymétrie de deux chalutiers en bœufs via l’AIS
Mise à jour : octobre 2026


